La deuxième exposition de la journée était d'une autre trempe. Annoncée depuis longtemps, c'était le week-end d'ouverture de l'exposition de l'Association Internationale de Calligraphie Japonaise, au musée de Tokyo, dans le parc de Ueno. Vous vous souvenez peut-être de mon invitation officielle qui brillait tout plein (gin-kira gin-kira).
On y est donc allé en force, avec Shintani-sensei, le frère de Kataoka-sensei et sa femme, qui est aussi élève de Kitamura-sensei, qu'on a retrouvé sur place. Elle m'a présenté à Yamaguchi-sensei, organisatrice de l'évènement, qui est une petite dame japonaise d'un certain âge, assez maigre, drapée dans un kimono jaune et or, très souriante.
On a fait plein de ronds de jambes, j'ai été félicité une bonne centaine de fois pour mon travail exceptionnel, on a bien insisté sur le fait qu'il fallait absolument que je continue, et puis on a pris plein plein plein de photos dans toutes les combinaisons possibles. Je vous en livre un échantillon :
Gauche haut en blanc : deux élèves de Kitamura-sensei
Gauche bas : frère de Kataoka-sensei et sa femme
Centre haut : Kitamura-sensei - JF - Tan-chan
Centre bas en vert : Akiba-san
Droite haut : Shintani-sensei - Yamazaki-san et sa fille
Droite bas : Yamaguchi-sensei
Gauche bas : frère de Kataoka-sensei et sa femme
Centre haut : Kitamura-sensei - JF - Tan-chan
Centre bas en vert : Akiba-san
Droite haut : Shintani-sensei - Yamazaki-san et sa fille
Droite bas : Yamaguchi-sensei
La personne avec un turban est un calligraphe syrien, qui a fait une oeuvre mixte arabo-japonaise, avec un texte calligraphié en arabe, et 平和 (Heiwa, la paix) en japonais, en référence à la situation en Syrie.
Il y avait aussi de très belles oeuvres en mongole. A noter : un magnifique 和 d'une française que je ne connais pas, mais qui est manifestement très forte.
Un bon nombre de membres du Matsuba Kendo Club m'ont fait l'honneur de se déplacer pour aller voir l'exposition, et ça fait vraiment plaisir.
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| Tan-chan |
Tan-chan a admis que si toutes ces dames m'accablaient à ce point de compliments et de félicitations (c'était vraiment gênant à force), c'était parce que j'étais un jeune calligraphe mâle. Et puis elle a ajouté : "Mais tu sais que t'es doué, quand même ?"
Et ça, venant d'une Chinoise, ça vaut de l'or.

